La crise qui frappe l’Europe sur le long terme touche majoritairement trois catégories de citoyens : les femmes, les jeunes et les étrangers. En Espagne par exemple, le taux de chômage des jeunes dépassent les 50%, auxquelles il faut bien entendu ajouter les nombreux emplois précaires.
Dans le cadre d’une conférence organisée par le Partito Democratico de Genève, le city group du PSE de Genève et le syndicat UNIA, Sergio Cofferati avait fait le déplacement en Suisse romande. Quelques jours après le lancement d’une campagne sur l’emploi des jeunes en Europe par le Parti Socialiste Européen, c’est Renzo Ambrosetti, Coprésident du syndicat UNIA, et président de la Fédération Européenne des Métallurgistes qui introduit le sujet en constatant ce que chacun d’entre nous observe depuis de longs mois : l’Europe est à la dérive. Une dérive préoccupante. Affichant une volonté de reprendre en main l’économie financière qui détruit l’économie réelle et les salaires, son discours restera sur la nécessité de reconstruire l’Europe et cette Union Européenne qui doit retrouver sa composante sociale.
Lorsque Sergio Cofferati, député européen, ancien Maire de Bologne et grand leadeur syndical prend la parole en affirmant d’ambler que la cause de la crise est le manque de contrôle sur la spéculation financière aux États-Unis et la solution pour l’Europe est aujourd’hui, justement, davantage de contrôle sur cette spéculation financière, le silence fait face. L’orateur peut dérouler son discours qui touche tour à tour l’économie financière, la droite européenne, sans oublier le manque de volonté de la gauche européenne lorsqu’elle disposait d’une majorité au niveau supranational.
Pourtant l’Union qui est tant détestée garde, jusque dans ses racines, un intérêt pour sa société. En témoigne le langage utilisé aux États-Unis suite à la crise. La commission d’enquête parlementaire américaine s’intitulait « Commission d’enquête sur la crise financière », alors que celle de notre Parlement Européen y intégre les volets économique et social. Cet intérêt pour la société ne résout pas le problème. En témoigne un élément aberrant dans notre Union : l’économie va mal, mais la finance va bien.
Plan d’austérité sur plan d’austérité, l’Europe suffoque, elle se dirige vers le gouffre qu’elle a elle-même creusé. Une situation tellement grave que nous sommes rendus à nous féliciter non lorsque le chômage ne diminue pas mais lorsqu’il croit moins vite. Le pacte de stabilité et de croissance qui devait amener le développement s’est borné à faire de la stabilité sa priorité en refusant d’admettre que les deux étaient liés. Chacun est d’accord pour admettre que la stabilité financière et budgétaire est très importante, mais sans croissance elle n’est rien. Or la situation à laquelle nous faisons face aujourd’hui, avec des États très endettés, un chômage et une pauvreté de masse, ne peut être résolue sans croissance.
Se félicitant de l’élection de François Hollande et de son inflexion vers la croissance, Sergio Cofferati va pourtant plus loin. La croissance est un élément essentiel pour l’avenir économique et social, mais sur le plan politique, Cofferati plaide pour un nouveau traité européen, avec un ministre de l’économie, amenant à un fédéralisme. Là où il est essentiel d’accorder au député européen un crédit et de se féliciter de sa volonté fédéraliste, un énième traité serait mal apprécié par les peuples à l’heure actuelle, quand bien même son acceptation résoudrait bien des problèmes. Pourtant, une union économique et fiscale est la solution à une zone monétaire unique.
La solution quant à l’avenir de l’Union Européenne et son adhésion populaire de la part de l’ensemble des citoyens doit dès lors s’articuler autour de trois éléments principaux :
La commission, telle qu’elle est designée, ne répond pas aux demandes des citoyens. Il convient d’élire son Président au suffrage universel direct.
Une politique d’investissements associé à des dépenses publiques intelligentes de la part des États et de l’Union (mise en place d’eurobonds)
Mise en place d’une Taxe sur les Transactions Financières permettant de réduire la spéculation et apporterait des ressources propres à l’Union. Cette solution est admise par la quasi-totalité des États membres, les divergences sont cependant massives sur la forme.
Dans l’édition du 4 mai 2012 du journal Le Temps, vous pouvez découvrir une tribune de Nicole Castioni expliquant ses raisons de voter Hollande. Vous pouvez la retrouver en intégralité ci-dessous.
« Le choix du rassemblement », par Nicole Castioni
À droite, cette campagne est marquée par des mensonges, des approximations et des dérives idéologiques dangereuses pour l’esprit républicain et européen. Que Nicolas Sarkozy se laisse gagner par des idées extrémistes, c’est son affaire. En revanche, ce n’est ni la nôtre, ni celle de la France. Face aux invectives, il convient d’abord de rétablir une vision pour la France. Et nul autre que François Hollande est mieux placé pour l’incarner aujourd’hui. Tout d’abord en matière économique et fiscale, il ne s’agit pas, comme se complait à répéter la droite, d’augmenter les impôts. Pour relancer l’économie, il faut une fiscalité juste qui permette aux petites et moyennes entreprises d’investir pour la production et l’emploi. François Hollande fut le premier à demander plus de croissance. Aujourd’hui, la grande majorité des économistes, des organismes internationaux et des femmes et hommes politiques lui donne raison. François Hollande l’a prouvé : comme l’ont souligné plus de quarante économistes, venus d’horizons différents, c’est lui qui a les meilleures solutions économiques pour la France. C’est lui qui fut le premier à comprendre et à dire que la meilleure réponse à la crise n’est pas la rigueur, mais la relance.
Beaucoup de Français de l’étranger sont des binationaux. François Hollande est attaché au principe de la binationalité et ne souhaite, en aucun cas, le remettre en cause – à l’inverse d’ailleurs de ce qu’ont laissé entendre le député UMP Claude Goasgen et Henri Guaino, fidèle de Nicolas Sarkozy. Toujours pour nos compatriotes de l’étranger, la fiscalité restera la même et ne sera pas différente ni « liée à la nationalité » comme l’a proposé Nicolas Sarkozy le 12 mars dernier. Les conventions fiscales avec la Suisse seront négociées, en privilégiant le dialogue et non la lutte et la discrimination comme ce fut le cas ces cinq dernière années.
Que la France présente une dette insoutenable, incombe aussi à Nicolas Sarkozy. Sous son mandat, elle a augmenté de 612 milliards d’euros. Et comment ne pas évoquer ici deux autres augmentations dont le candidat sortant porte la responsabilité : celles du chômage et de la précarité ? En France, comme partout en Europe, les solutions préconisées par François Hollande sont celles qui retiennent le plus s’attention, sont celles qui recueillent de plus en plus de soutiens. La sortie de la crise est possible ; à condition toutefois de ne pas appliquer les recettes qui ont échoué, à savoir celles que Nicolas Sarkozy a privilégiées durant cinq ans et continue de prodiguer.
Endiguer la crise dans laquelle se trouve le pays ; donner confiance à la jeunesse ; relancer la croissance pour l’investissement ; rembourser la dette et réduire le déficit public ; favoriser les petites et moyennes entreprises, avoir une politique étrangère et européenne à la hauteur des ambitions de la France : ce sont là les choix de François Hollande. Ce sont les choix des Français qu’il veut rassembler bien au-delà du Parti Socialiste et de la gauche. C’est le choix du changement, et le changement c’est maintenant !
Nicole Castioni est candidate du Parti Socialiste aux élections législatives des français à l’étranger (Suisse et Liechtenstein) des 3 et 17 juin 2012.
Le candidat sortant dit avoir « eu à cœur de tenir les promesses [qu’il avait] faites à destination de la communauté française résidant hors de France ».
FAUX : Dans la lettre qu’il avait adressée aux Français établis hors de France en 2007, Nicolas Sarkozy proposait la « création d’un fonds « assurance indemnisation des Français spoliés » lors de conflits survenus dans [le] pays d’accueil ». Cinq ans plus tard, force est de constater que cet engagement n’a pas été respecté.
À la différence du candidat sortant, François Hollande ne promet que ce qu’il pourra tenir.
Le candidat-sortant justifie ainsi la gratuité dans les lycées : « Nous avons mis en œuvre la prise en charge des frais de scolarité car je souhaite au chaque enfant français puisse accéder à un enseignement français de qualité, y compris à l’étranger, et ce, au nom du principe d’égalité auquel je suis profondément attaché ».
FAUX : Cette mesure est un échec, elle n’a pas permis d’ouvrir l’accès à l’enseignement français à l’étranger. En réalité, la « PEC » profite à une infime minorité, 2% de des enfants français qui vivent à l’étranger, et elle ne couvre effectivement, en moyenne mondiale, que 78% des frais de scolarité des lycéens, parfois beaucoup moins. Et surtout, la « PEC » ne s’inscrit nullement dans le principe d’égalité dont se prévaut N. Sarkozy. Elle est, en effet, attribuée, sans condition de ressources à 7 600 lycéens alors que les critères d’attribution des bourses de 24000 élèves sont, dans le même temps, rendus plus sévères excluant du réseau nombre d’enfants des classes moyennes. Et bien plus, cette mesure en déstabilisant tout le système d’enseignement français à l’étranger participe à l’explosion des frais de scolarité à laquelle ont dû faire face les familles et les pénalise donc doublement.
François Hollande propose de substituer à la « PEC » un programme – socialement juste et budgétairement soutenable – de bourses scolaires attribuées sur critères sociaux et régionaux.
Le candidat sortant veut poursuivre son « ambitieux programme de modernisation des bâtiments existants et de développement de notre parc immobilier scolaire à l’étranger ».
FAUX : Cet « ambitieux programme » est, en réalité, celui des familles.
En effet, l’AEFE n’a pas les moyens de créer les établissements nécessaires à l’accueil des enfants français. Et les « partenariats publics privés », proposés par l’UMP pour développer les lycées français à l’étranger, n’ont jamais pu être mis en place à l’étranger (de surcroit, la Cour des comptes a démontré le coût exorbitant des réalisations effectuées en France). Ce sont donc les établissements c’est-à-dire en pratique, les familles qui remboursent les emprunts nécessaires aux opérations immobilières.
François Hollande veut mettre fin au désengagement, continu depuis 2002, de l’Etat au financement du réseau. Il s’engage à élaborer un plan quinquennal pour établir les besoins en financement de chaque établissement permettant d’assurer leur pérennité, leur qualité et leur sécurité.
Le candidat sortant affirme s’être « opposé à la double imposition des Français de l’étranger souhaitée par le Parti socialiste, qui aurait concerné tous les Français de l’étranger et dont l’assiette aurait été l’ensemble de [leurs] revenus ».
FAUX : Le Parti socialiste n’a jamais proposé d’instaurer une double imposition des Français établis hors de France. L’initiative à laquelle se réfère Nicolas Sarkozy était isolée et ne reflétait en rien la position de l’ensemble des parlementaires socialistes. Les Français établis hors de France sont assujettis à l’impôt dans leur pays de résidence. Ceux d’entre eux qui ne sont pas fiscalement domiciliés en France mais qui y disposent de revenus de source française et/ou d’une ou plusieurs habitations sont imposables en France, sous réserve des conventions fiscales conclues par la France.
François Hollande propose de rendre plus juste la fiscalité des Français établis hors de France en respectant le principe de non-double imposition et en rendant effective la déductibilité des charges supportées par les non-résidents percevant exclusivement des revenus de source française.
Le candidat sortant dit s’être « opposé à la taxation supplémentaire sur les résidences secondaires des non-résidents ».
FAUX : C’est le gouvernement de Nicolas Sarkozy qui a proposé, en juin 2011, de surtaxer l’habitation en France des Français établis à l’étranger afin de compenser l’allègement de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF). Cette disposition a été supprimée par le Sénat. En qualifiant de « résidence secondaire » le logement en France de tous les non-résidents, le Gouvernement a nié le statut particulier de l’habitation des Français établis hors de France. Tel avait déjà été le cas en 2010, lorsque le Gouvernement avait donné son aval à la suppression de l’exonération des plus-values immobilières réalisées à l’occasion de la seconde cession de l’habitation en France des non-résidents fiscaux.
François Hollande rappelle que la possession d’un logement en France permet aux Français résidant à l’étranger de conserver un lien avec leur pays d’origine. Cette habitation leur sert également de point de chute pour leur retraite ainsi que de lieu de repli en en cas de départ précipité du pays de résidence.
Le candidat sortant propose la « création d’une taxe destinée à décourager l’exil fiscal ».
Il n’est pas possible de distinguer les exilés fiscaux des expatriés de bonne foi. Le dispositif proposé par Nicolas Sarkozy n’est pas acceptable car il tend à remettre en cause le principe de territorialité de l’impôt. De plus, sa mise en œuvre supposerait la renégociation de toutes les conventions fiscales que la France a signées avec ses partenaires. Or, une telle opération est inenvisageable car elle poserait de très nombreux problèmes diplomatiques et techniques.
François Hollande propose de renégocier les conventions fiscales avec la Belgique, le Luxembourg et la Suisse. Ces trois pays concentrent en effet la majorité des exilés fiscaux français. De plus, alors que le candidat sortant souhaite uniquement taxer leurs revenus, François Hollande souhaite également taxer leur patrimoine en les soumettant à l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF).
Le candidat-sortant souhaite « poursuivre et intensifier l’effort de simplification et de facilitation [des] démarches administratives, en développent la présence consulaire à distance, afin que l’accès à un service public de qualité soit garanti».
FAUX : Le quinquennat qui s’achève marque, au contraire, un terrible recul du service public consulaire. En effet, alors même que le nombre de Français de l’étranger n’a cessé d’augmenter, et que, de surcroit, les contraintes administratives qui pèsent sur eux ont été considérablement alourdies, nombre de consulats ont été fermés ou remplacés en consulats à gestion simplifiée (c’est-à-dire, pratiquement dépourvus de toutes leurs attributions consulaires, telles que visas, état civil, affaires sociales…). Et la réduction drastique des moyens humains accroit la charge de travail des personnels et engendrent des délais d’attente de plus en plus longs pour les usagers. Quant au développement de l’administration électronique, parée de toutes les vertus par N. Sarkozy, elle ne permet pas de répondre aux demandes dans de nombreux cas. Ainsi, au-delà même de la « fracture numérique » encore plus perceptible dans certaines régions du monde, de nombreux actes ne peuvent être effectués à distance (par exemple, l’établissement de documents d’identité sécurisés).
Conscient que les services consulaires sont le point d’accès de tous les Français qui vivent à l’étranger avec l’administration française, que le consulat est ainsi « leur mairie » , François Hollande s’engage à mettre en œuvre un moratoire sur le développement des consulats à gestion simplifiée et à évaluer précisément le réseau consulaire pour définir les priorités de sa réforme.
Le candidat sortant affirme que « donner toute leur place aux Français de l’étranger dans la nation, c’est leur assurer une représentation au sein du gouvernement par l’intermédiaire du Secrétaire d’Etat aux Français de l’étranger ».
Faux : La création d’un secrétariat d’Etat aux Français de l’Etranger relevait surtout d’une logique politicienne, en vue des campagnes électorales à venir. Elle n’a pas empêché, comme partout, l’Etat de se désengager de ses responsabilités.
Les Français de l’étranger méritent mieux qu’un secrétariat d’Etat d’affichage ! La priorité de François Hollande est de retrouver un gouvernement effectif et efficace. A l’égard des Français de l’étranger, cela passe par une réelle capacité à assurer un travail interministériel, car ils sont concernés par l’ensemble des politiques publiques. Cette responsabilité devra être coordonnée par le Ministre des affaires étrangères.
Le candidat-sortant prétend avoir « soutenu l’Organisation Internationale de la Francophonie dans toutes ses actions en faveur du rayonnement de la langue française dans le monde » et « avoir obtenu de moderniser les sommets de la francophonie ».
Faux : En matière de francophonie multilatérale, il n’y a eu aucun engagement français nouveau depuis cinq ans, et même, au contraire une baisse de la contribution financière de la France à l’OIF. Quant à la modernisation des sommets de la francophonie, il convient de rappeler que ceux de 2008 et 2010 étaient respectivement sous présidence canadienne puis Suisse, et non française.
Le candidat-sortant propose « que ces sommets de la francophonie soient désormais précédés d’un sommet des affaires francophones, qui rendra compte de ses travaux aux chefs d’états et de gouvernement ». Et il « y vois l’occasion d’agir sur l’emploi en mettant en lien les entreprises qui cherchent à recruter des francophones dans un secteur donné et les demandeurs d’emploi qui correspondent à ces profils ».
Faux : D’une part, ce forum francophone des affaires existe déjà et d’autre part, cette volonté d’aider les entreprises à recruter des francophones ne peut que susciter certaines interrogations, quand tout a été fait depuis 5 ans pour fermer les frontières…
François Hollande s’engage à défendre la langue française, à la promouvoir davantage à l’extérieur. Il conçoit la francophonie comme une grande cause, non pour la France seulement, mais aussi pour ces 250 millions d’humains qui nous font le bonheur et nous donnent la fierté de parler notre langue, une langue de liberté et de culture.
Il s’engage, s’il est élu président de la République, à être l’un des acteurs du tout prochain sommet de la francophonie, non pas pour défendre sa langue, mais pour défendre la langue française au service de l’humanité et de la diversité culturelle.
Le candidat sortant assure avoir « souhaité la création de l’Institut Français pour assurer la pérennité du financement et la qualité de notre action culturelle ».
Faux : Nicolas Sarkozy et son gouvernement ont très largement affaibli le dispositif culturel français à l’étranger : les moyens financiers du réseau des instituts français et alliances françaises ont subi une diminution de 30% ces 5 dernières années et nombre d’importants lieux de rayonnement culturel en Europe ont fermé (Centre culturel français de Bilbao, section de langue de l’institut français à Vienne, diminution drastique du réseau culturel en Allemagne avec fermeture d’un tiers des antennes culturelles…). Par ailleurs, les plans sociaux se sont succédé dans les instituts culturels sous l’impulsion d’une politique essentiellement comptable et restrictive et la situation des milliers d’agents de recrutement local a été rendu plus précaire encore. Quant à l’Institut Français, il n’est pas aujourd’hui en mesure de mettre en œuvre une politique ambitieuse en matière de coopération. Il participe, dans sa forme actuelle d’établissement public industriel et commercial (EPIC), à la marchandisation de la culture au niveau mondial et à la recherche en priorité du profit alors qu’il devrait œuvrer pour la promotion de la diversité culturelle.
François Hollande s’engage à promouvoir la culture et la langue française partout dans le monde, en sanctuarisant le budget et en répartissant les crédits pour toutes les missions. Il veut renforcer les synergies entre les instituts, les services de coopération culturelle et les alliances françaises, en misant sur les complémentarités afin de consolider notre présence culturelle à l’étranger.
Ils font majoritairement campagne pour François Hollande au second tour de l’élection présidentielle. Le féminisme en tant que combat pour l’égalité est par essence un combat de gauche. C’est donc tout naturellement que les blogueurs-es de gauche ont signé l’appel “Les droits des femmes passent par la gauche”. Socialistes et féministes, ils soutiennent cette initiative et appellent toutes leurs lectrices et tous leurs lecteurs à faire de même en signant aussi cet appel.
Il est des moments où les rassemblements, les symboles, valent tous les discours et actions. Face à un abominable monstre qu’est Anders Behring Breivik, la Norvège répond par un message d’unité, sur une pointe d’ironie.
Alors que vendredi il considérait que le chant « Barn av regnbuen » était « un très bon exemple de marxiste » et un « lavage de cerveau des écoliers norvégiens« , la société norvégienne lui a répondu sur la place Youngstorget, dans le centre d’Oslo. 40.000 personnes, sous des parapluies, à reprendre en choeur l’adaptation norvégienne de « My Rainbow Race« , une chanson des années 70, interprétée par Lillebjorn Nilsen. Dans plusieurs villes du pays des chanteurs improvisés avaient eux aussi bravé la pluie suite à un appel lancé sur Facebook.
« Nous allons vivre ensemble, chaque soeur, chaque frère, toi et moi, jeunes enfants de l’arc-en-ciel« , proclament les paroles de la chanson, un signal fort alors qu’Anders Behring Breivik était enfermé à quelques mètres de là.
J’étais interviewé par Radio Cité Genève ce lundi 23 avril dans le journal de la matinale au sujet des présidentielles. Retrouvez mon interview ci-dessous.
Jamais un Président sortant n’avait été second au premier tour d’une élection présidentielle. Jamais un candidat du Parti Socialiste n’était arrivé en tête du premier tour d’une élection présidentielle à Paris.
Jamais 35 départements qui avaient placé Nicolas Sarkozy en tête en 2007, ont placé François Hollande en tête en 2012. Trente-cinq. Aisne, Allier, Ardèche, Ardennes, Aveyron, Calvados, Cantal, Charente-Maritime, Cher, Hérault, Indre, Isère, Loire, Haute-Loire, Lot-et-Garonne, Meurthe-et-Moselle, Morbihan, Nord, Pas-de-Calais, Pyrénées-Orientales, Haute-Saône, Saône-et-Loire, Sarthe, Paris, Seine-Maritime, Seine-et-Marne, Somme, Tarn-et-Garonne, Territoire-de-Belfort, Essonne, Val-de-Marne, Val-d’Oise, Guadeloupe, Guyane, Wallis et Futuna.
Perdu, à la recherche du moindre élément perturbateur, Nicolas Sarkozy propose trois débats durant l’entre-deux tours. Que dire, sinon reprendre les propos de Vincent Peillon : « Vous savez il y a une vieille règle républicaine : il ne faut pas changer les règles en cours de match. [N. Sarkozy] l’avait d’ailleurs lui-même refusé la dernière fois. C’est la politique du zig-zag, c’est l’esbrouffe médiatique, c’est ce dont on ne veut plus depuis 5 ans. [...] ».
Jamais Sarkozy n’a eu aussi peu de réserves de voix. Autour d’un ensemble fourre-tout appelé UMP, où vous pouvez aussi bien croisé Hervé Morin et NKM que Henri Guaino, Brice Hortefeux ou encore Christian Vanneste, il est seul, sans rassemblement possible.
Les appels à voter Hollande vont à foison. À l’inverse, personne n’appelle à voter Nicolas Sarkozy. Faites comme Jean-Luc Mélenchon, Eva Joly et Jean-Luc Benhamias. De tendance humaniste, écologiste, social-démocrate ou centriste, rassemblez-vous derrière François Hollande, rassemblons-nous, et portons-le vers la victoire, notre victoire.
La RJB (Berne, Jura, Neuchâtel) organisait hier soir un débat entre Nicolas de Ziegler, Vice-président de l’UMP Suisse et moi-même, représentant François Hollande, à quatre jours du premier tour de l’élection présidentielle. Frappé par l’absence de propositions de la part du représentant de Sarkozy, vous pouvez retrouver l’émission « Parlons-en » ci-dessous.
Pour maîtriser la finance, interdire la spéculation, mettre les banques au service de l’économie et protéger l’épargne populaire (Livret A).
Pour faire de l’école une priorité, créer 60 000 postes d’enseignants et de personnels d’encadrement, rétablir la formation des enseignants, accueillir les enfants de moins de 3!ans.
Pour donner un avenir à notre jeunesse, le contrat de génération pour embaucher des jeunes en CDI et maintenir les seniors dans l’emploi ; 150 000 emplois d’avenir dans les quartiers populaires 100 000 jeunes en service civique.
Pour protéger nos emplois et redresser notre industrie, lutter contre la concurrence déloyale, favoriser la production en France et soutenir en priorité les PME grâce à la création d’une banque publique d’investissement.
Pour garantir nos retraites et permettre immédiatement le départ à 60!ans de ceux qui auront cotisé 41 annuités. Ouvrir une négociation sur la pénibilité.
Pour rétablir la justice devant l’impôt, imposer les revenus du capital comme ceux du travail, relever l’impôt sur la fortune, introduire une fi scalité des entreprises plus favorable aux PME qu’aux grands groupes.
Pour dissuader les rémunérations indécentes, introduire une taxation de 75 % des revenus au-dessus d’un million d’euros annuels. Supprimer les stock-options.
Pour promouvoir l’égalité femmes-hommes, assurer l’égalité salariale pour le même emploi, instaurer la parité dans toutes les instances, y compris au gouvernement et créer un ministère des Droits des femmes.
Pour permettre l’accès de tous à la santé, rendre à l’hôpital son statut de service public, encadrer les dépassements d’honoraires et développer les maisons de santé pour éviter les déserts médicaux, engager la réforme de la dépendance.
Pour protéger votre pouvoir d’achat, annuler la hausse de la TVA, bloquer immédiatement et pendant trois mois les prix des carburants, alléger les factures d’eau, de gaz et d’électricité par la mise en place de tarifs progressifs selon la!consommation, encadrer les loyers dans les zones où les prix sont excessifs, lutter contre le surendettement des familles.
Pour revaloriser les prestations familiales, l’allocation de rentrée scolaire sera augmentée de 25 % dès juillet 2012. Et les allocations familiales seront indexées sur les prix.
Pour assurer la transition énergétique, réduire la part du nucléaire dans l’électricité à 50 % en 2025, développer massivement les énergies renouvelables et leurs filières industrielles. Isoler un million de logements par an pour faire baisser la facture de!chauffage.
Pour construire plus de logements, 500!000 par an dont 150!000 logements sociaux, l’État mettra gratuitement des terrains à la disposition des collectivités locales qui s’engagent dans des projets de construction. La loi SRU sera renforcée pour obliger les communes récalcitrantes à construire plus de logements sociaux.
Pour garantir la sécurité, créer chaque année 1 000 postes supplémentaires dans la police, la gendarmerie et la justice, instaurer des zones de sécurité prioritaires là où les violences ont le plus progressé, lutter contre les trafics.
Pour promouvoir la République exemplaire, diminuer immédiatement de 30 % la rémunération du Président de la République et des ministres, instaurer le non-cumul des mandats, garantir l’indépendance de la justice, lutter contre le racisme et l’antisémitisme et contre toutes les!discriminations.
Pour donner un grand élan à la culture et à la recherche, un grand plan d’éducation artistique à l’école, une loi d’orientation sur le spectacle vivant, une loi sur l’acte 2 de l’exception culturelle pour remplacer Hadopi. Donner aux chercheurs les moyens de travailler dans la durée.
Pour refuser l’Europe de l’austérité, renégocier le traité Merkel-Sarkozy dans le sens de la croissance et l’emploi.