Le blog de Louis Lepioufle

Economy, Life, Politics

Monsanto veut faire entendre sa voix contre les biotechnologies

Alors que la multinationale américaine Monsanto semble déterminée à envahir le continent latino-américain avec des cultures génétiquements modifiées par le biais d’accords avec les gouvernements et certaines organisations d’agriculteurs [1], la firme mondiale fait également la Une de l’actualité européenne.

En recevant 9 ONG écologistes qui militent pour un moratoire su les OGM, Jean-Louis Borloo – ministre de l’Écologie, du Développement et de l’Aménagement durable – a renforcé la motivation des semenciers à faire entendre leurs voix dans l’optique d’un Grenelle de l’environnement. Cependant, ces derniers en sont encore loin, y compris Monsanto, disposant du seul maïs transgénique, cultivé en Europe mais récemment interdit en Allemagne. En effet, les semenciers n’ont pas pour l’instant été conviés au Grenelle de l’environnement promis cet automne [2].

A l’argumentaire-type développé depuis maintenant plusieurs années par de nombreux semenciers (augmentation des rendements, alimentation enrichie, réduction des pesticides, …)  s’ajoute désormais la guerre contre le développement durable par le biais des biotechnologies. Selon Jean-Michel Duhamel, directeur de Monsanto pour l’Europe du Sud, « la biotechnologie est un point de non-retour dans le monde« . Il estime par ailleurs qu’il devrait y avoir « une progression de 50.000 à 100.000 hectares chaque année des cultures OGM dans l’Europe des Vingt-Sept dans les dix ans à venir« .

Pour conclure, il n’est pas inutile de rappeler ce que Monsanto oublie souvent de préciser -l’exemple de l’Argentine en est flagrant [3] – : l’utilisation d’OGM peut favoriser un boom économique mais est également, et surtout, synonyme de catastrophe sociale, sanitaire et écologique.

Louis LEPIOUFLE

[1] Grain.org, Juin 2007, « Monsanto s’active à renforcer son contrôle sur l’Amérique latine »
[2] La Tribune, 26 Juin 2007, « Monsanto plaide la cause des OGM en Europe », par Pascale Mollo
[3] Alternatives!, 8 Décembre 2006, « Argentine, un cas d’école », par Julie Langelier

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1 comment

  1. ali - 2007/06/26 20 h 10 min

    Au lendemain du deuxième tour des législatives, il avait disparu de son super ministère écolo aussi vite et aussi discrètement qu’un pet sur une toile cirée. Nos enquêteurs ont retrouvé sa trace, c’est sur le blog http://www.thedino.org et le billet, daté du 27 Juin, s’intitule « ON A RETROUVÉ ALAIN JUPPÉ ! ».
    Bisous

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