L’histoire de l’Arche de Zoé fait depuis quelques temps la Une des médias français, européens1 et désormais internationaux2… Mais au fond, même s’il s’avère vrai que les les membres de l’Arche de Zoé sont complices de trafic d’enfants, comment se fait-il que cette affaire attire tant les médias internationaux ?
Le trafic d’enfants a, et il est normal, toujours intéressé les médias pour le dénoncer, pour mettre fin à ce genre de trafic. Mais dans cette affaire assez trouble, le trafic n’est pas la seule cause au conflit franco-tchadien. Au dernières nouvelles et selon l’ONU, les enfants seraient en grande majorité des enfants tchadiens et non-orphelins ! Cette affaire doit donc être jugéepar une justice impartiale, respectant la présomption d’innocence et le droit à une défense.
Mais alors, le jugement doit avoir lieu en France ou au Tchad ? L’affaire met en effet en cause des citoyens français, espagnols et tchadiens, l’affaire a lieu au Tchad mais avec une préparation en France. De plus, les 2 pays font l’objet d’une coopération concernant les affaires pénales. En terme de droit, les accusés peuvent donc être jugés aussi bien au Tchad qu’en France mais pour qu’ils le soient, le Tchad doit l’autoriser.
C’est alors qu’intervient l’Histoire française en Afrique durant les colonies, l’exploitation, toujours d’actualité, de grandes firmes françaises que tout le monde connaît et donc l’exploitation de minerais précieux et qui plus est à forte valeur dont notament le pétrole…
Il est bon de rêver à un avenir proche où les membres de l’Arche de Zoé seront jugés impartialement en France ou au Tchad afin de déterminer si oui ou non ils sont coupables sans que jamais n’interfère dans cette affaire les décisions politico-financières concernant les contrats pétroliers et de minerais.

