Al Gore, le nobel d'une vérité qui dérange

En attribuant à l’ancien Vice-président des Etats-Unis d’Amérique Al Gore ainsi qu’au GIEC (Groupement Intergouvernemental d’experts sur l’Evolution du Climat) le Prix Nobel de la Paix, le comité Norvégien met un pied dans l’eau qui risque de faire beuacoup de remous !

Loin de penser que le travail d’Al Gore n’est pas intéressant et fort important, il convient de préciser quelques informations à propos de l’homme et du contexte. Tout d’abord prenons un élément dévoilé par le journal anglais The Guardian1 selon lequel ce cher défenseur de notre planète a consommé, en 2006, 221.000 kWh d’électricité, soit 20 fois la moyenne nationale des Etats-Unis, qui est pourtant déjà très élevé… Second élément, dans le film « An Inconvenient Truth », Al Gore fait état de nombreuses afirmations qui restent sans échos dans les démonstrations de scientifiques…

Cependant, je n’irais pas jusqu’à relier l’idée selon laquelle nous ne sommes pour rien dans ce réchauffement comme l’a fait un documentaire de la BBC (disponible sur Dailymotion) mais juste signaler que la thèse développée par Al Gore doit faire état que le réchauffement climatique est un des éléments fondateurs de notre planète. Les ères glaciaires ont déjà eu lieu et elles existeront dans l’avenir mais l’Homme a eu des effets extrêmement grave sur notre planète, renversant la tendance et accentuant l’évolution de notre ère.

On ne peut donc que ce féliciter de la remise de ce prix nobel à Al Gore et au comité issu des Nation-Unis, leurs travaux permettent en effet de participer à la dissémination de l’influence de l’homme sur le changement climatique2 !

Dans la suite de cet article, un résumé de quelques faits issus du réchauffement sur le blog Reactionism Watch

1 An inconvenient truth: eco-warrior Al Gore’s bloated gas and electricity bills, par Ed Pilkington, The Guardian, 2007/02/28

2 Gore Shares Peace Prize for Climate Change Work, par Walter Gibbs et Sarah Lyall, New-York Times, 2007/10/13

Pour finir, une publicité de WWF sur le réchauffement climatique :

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Regard écologique avec "Let's green this city"

Dans la mouvance écologique actuelle, on observe de nouvelles formes d’action, notamment sur le net… J’ai découvert un site américain, Let’s green this city qui donne des conseils afin de préserver notre environnement sous forme de très courtes vidéos… A chaque vidéo est associé un court texte d’argumentation et un document de présentation en pdf.

Voici donc 2 vidéo de letsgreenthiscity.com, la première est sur le recyclage, la deuxième sur les panneaux solaires.

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No Comment – La Chine, premier émetteur mondial de CO2

La Chine est devenue, en 2006, le premier pays émetteur de gaz carbonique, selon les calculs de l’Agence environnementale de surveillance néerlandaise (MNP). Selon cet organisme public, qui s’est basé sur des chiffres concernant le secteur de l’énergie et de la production de ciment, la Chine a émis 6,2 milliards de tonnes de CO2 (+9% par rapport à 2005), contre 5,8 milliards de tonnes pour les Etats-Unis qui étaient jusqu’ici le premier pays émetteur. S’agissant des pays de l’Union Européenne, les émissions sont restées stables.

Monsanto veut faire entendre sa voix contre les biotechnologies

Alors que la multinationale américaine Monsanto semble déterminée à envahir le continent latino-américain avec des cultures génétiquements modifiées par le biais d’accords avec les gouvernements et certaines organisations d’agriculteurs [1], la firme mondiale fait également la Une de l’actualité européenne.

En recevant 9 ONG écologistes qui militent pour un moratoire su les OGM, Jean-Louis Borloo – ministre de l’Écologie, du Développement et de l’Aménagement durable – a renforcé la motivation des semenciers à faire entendre leurs voix dans l’optique d’un Grenelle de l’environnement. Cependant, ces derniers en sont encore loin, y compris Monsanto, disposant du seul maïs transgénique, cultivé en Europe mais récemment interdit en Allemagne. En effet, les semenciers n’ont pas pour l’instant été conviés au Grenelle de l’environnement promis cet automne [2].

A l’argumentaire-type développé depuis maintenant plusieurs années par de nombreux semenciers (augmentation des rendements, alimentation enrichie, réduction des pesticides, …)  s’ajoute désormais la guerre contre le développement durable par le biais des biotechnologies. Selon Jean-Michel Duhamel, directeur de Monsanto pour l’Europe du Sud, « la biotechnologie est un point de non-retour dans le monde« . Il estime par ailleurs qu’il devrait y avoir « une progression de 50.000 à 100.000 hectares chaque année des cultures OGM dans l’Europe des Vingt-Sept dans les dix ans à venir« .

Pour conclure, il n’est pas inutile de rappeler ce que Monsanto oublie souvent de préciser -l’exemple de l’Argentine en est flagrant [3] – : l’utilisation d’OGM peut favoriser un boom économique mais est également, et surtout, synonyme de catastrophe sociale, sanitaire et écologique.

Louis LEPIOUFLE

[1] Grain.org, Juin 2007, « Monsanto s’active à renforcer son contrôle sur l’Amérique latine »
[2] La Tribune, 26 Juin 2007, « Monsanto plaide la cause des OGM en Europe », par Pascale Mollo
[3] Alternatives!, 8 Décembre 2006, « Argentine, un cas d’école », par Julie Langelier