La bombe nucléaire sur Gaza avec Lieberman ?

Comme toujours après chaque élection, lorsqu’aucune majorité claire n’est dégagé, il vient le temps de tractation en vue d’une coalition… Après les résultats des législatives israéliennes, il était donc temps de parvenir à un gouvernement… On pouvait s’attendre au pire mais là, Israël connait une situation qu’elle n’a jamais connue depuis 60 ans : une coalition autant tournée vers la droite. Au-delà du symbole que cela représente, c’est un évènement majeur pour les années à venir dans la région.

En effet, en s’alliant à Israël Beitenou et en nommant Ministre des Affaires Étrangères son leader, Avigdor Lieberman, le Likoud de Benyamin Nétanyahou fait un pas à sens unique, qui enfonce le Moyen-Orient dans une situation bien délicate. Par cet acte, c’est la région tout entière qui se retrouve bloquée. En effet, Lieberman s’est à différentes reprises prononcé pour l’utilisation de la bombe nucléaire sur la bande de Gaza, qu’il fallait affronté directement le Hezbollah, a menacé l’Egypte d’une destruction du barrage d’Assouan ou a encore qualifié le fait d’une dotation de la bombe nucléaire à l’Iran pour 2010, d’un fait, pire que la montée d’Hitler au pouvoir… Bref, cet antidiplomate n’arrive pas au bon moment, il renverse une volonté générale, un processus de paix sur lequel travaillait de nombreux politiques et organisations.

Même si son arrivée dans ce ministère pourrait permettre la crátion d’un État palestinien, puisqu’il s’est prononcé pour, il n’en demeure pas moins que, en affirmant sa volonté de favoriser une identité juive forte dans Israël avec le « renvoi » des palestiniens vers l’État qui serait alors créé, Lieberman dévoile sa volonté idéologique, axée sur la religion, séparatrice forte.

En nommant un tel personnage, Nétanyahou ne met pas en avant la volonté d’arriver à un processus de paix avec les pays de la région. Alors que l’avancée était réelle ces derniers temps via notamment l’attitude de la Syrie, du Liban ou même de l’Iran, l’avenir change de couleur, et seule une attitude forte de l’Union Européenne et le repositionnement des États-Unis dans la région permettra un avenir meilleur.

Crédit photo : Tomeriko on Flickr.com

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Israël dénonce le développement nucléaire en Syrie

On croit rêver ! Alors que mardi le réchauffement des relations diplomatiques1 entre la France et la Syrie annonçait une volonté de stabilisation de la crise libanaise et d’apaisement des relations bilatérales, bien que nuancé par l’Elysée, l’espoir se dissout aujourd’hui. En effet, au vue d’un article du Financial Times2 paru il y a désormais quelques heures et auquel les médias français ne font toujours pas attention, l’Etat d’Israël accuse la Corée du Nord d’aider la Syrie à la mise en place d’un réacteur nucléaire sur le territoire syrien !

Au-delà de ce que cette annonce signifie, les clichés satellites disponibles, qui sont issus d’Associated Press, rappellent étrangement les « preuves » d’armes chimiques en Irak ! Cela en serait presque drôle voir hillarant si cette information était sorti d’un blog ignoré de tous un 1er Avril. Ce n’est malheureusement pas le cas, c’est là la triste histoire de cet article.

Au vue de l’attitude de notre Ministre des Affaires Etrangères lors de sa rencontre il y a quelques jours avec son collègue syrien, on s’attendait à voir surgir d’ici à quelques mois une reconnaissance de l’implication de la Syrie dans la crise libanaise et une association de la Syrie avec l’Iran et Israël dans la résolution du conflit libanais… Mais au vue des derniers évènements, la crise diplomatique est, elle, repartie de plus belle, laissant ainsi les citoyens libanais dans un triste sort !

Mais l’attitude d’Israël sous-entend la décomplexion de cet Etat dans le Proche et Moyen-Orient. Jusque là agissant à couvert et sous haute protection des Etats-Unis, Israël prend une pleine place sur ce territoire, agissant en son nom ! Avec cette information, c’est comme si l’Etat hébreu agissait au nom des Etats-Unis dans la crise libano-syrienne.

Les Etats-Unis sont grillés au Proche et Moyen-Orient, tant pis, il y a toujours une solution : envoyons Israël à la charge !

1 « Sans illusion, la France renoue le contact avec Damas », par Georges Malbrunot, Le Figaro, 2008 April 23

2 « North Korea ‘helped Syria build N-plant’ « , by Demetri Sevastopulo, Financial Times, 2008 April 24

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L'Iran dans la continuité, l'Union Européenne se rapproche d'Israël…

D’après les premiers chiffres, 23 à 25 millions d’électeurs se sont rendus aux urnes en Iran afin de renouveler le majlis, le Parlement iranien. Ce vote qui représente entre 53 et 58% des inscrits était donné gagnant pour les conservateurs bien avant l’ouverture des bureaux de vote, la campagne a en effet été marquée par une volonté des conservateurs actuellement au pouvoir, de museler l’opposition, les empêchant pour nombre d’entre eux de se présenter au scrutin ! On ne peut que regretter ce phénomène qui nuit à la démocratie en Iran, mettant également à mal ses relations diplomatiques avec l’Union Européenne.

En remportant, d’après les premiers résultats, environ 71% des sièges du majlis 1, les conservateurs et en premier lieu le Président Ahmadinejad ne va en aucun cas modifier sa politique extérieure et ses relations diplomatiques, d’autant plus qu’au même moment, on assiste à un réchauffement des relations germano-israéliennes 2. Même si on ne peut qu’accepter – et soutenir – l’attitude de l’Union Européenne, qualifiant ces élections iranienne comme étant « ni justes, ni équitables » 3, il est nécessaire de nuancer l’attitude à adopter.

Ainsi ces deux évènements, le maintien des conservateurs à la tête de l’Iran, pays moteur et doté du pouvoir du pacifisation de cette région, combiné au réchauffement des relations bilatérales entre l’Allemagne et Israël marque la nécessité urgente de réaffirmer le caractère internationale de l’Union Européenne en terme de politique étrangère avec Javier Solana, Haut Représentant aux Affaires Etrangères. Même si sur certains aspects de la politique étrangère, chacun conviendra que certains pays préfèrent garder leurs indépendances, il est nécessaire de passer outre ces considérations afin que les Parlements nationaux des différents Etats membres de l’Union confèrent les pouvoirs de politique étrangère au Haut Représentant aux Affaires Etrangères de l’Union, ou tout du moins, adoptent une politique commune sur les sujets sensibles dont c’est notamment le cas dans la région du Proche et Moyen-Orient.

1 Iran, les conservateurs victorieux, Le Figaro, 2008/03/15
2 L’Allemagne et Israël resserre leurs liens économiques et politiques, Le Monde, 2008/03/15
3 Iran/législatives, l’UE critique, Associated Press, 2008/03/16

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Israël-Palestine, une impasse ?

Il y a 20 ans avait lieu le premier Intifada. Ce 7 Décembre 1987, qui aurait pu croire qu’un simple accident routier entre israéliens et palestiniens allait donner lieu à un conflit qui n’est toujours pas résolu à ce jour ? En 6 ans, ce banal accrochage va contraindre Israël à la première négociation issu de l’Intifada. Celle-ci n’aboutira pas puisqu’en Novembre 1995, Yitzhak Rabin est assassiné, mettant fin au processus de paix entamé.

Les différentes conférences de paix, rapprochements internationaux réalisés par les Etats-Unis, l’Europe ou encore par les pays Arabes n’ont jamais finalisés une paix durable et cohérente entre les 2 pays. Il fut un temps où, sous l’égide de Yasser Arafat, le monde crut alors se diriger vers la fin d’une zone de conflit, il n’en était rien. Avec la mort du prix Nobel, de nombreux experts ont prédis un processus de paix rapide à mettre en place avec la volonté israélienne dictée par Ariel Sharon. Cette prédiction fut également avortée avec les problèmes de santé du président israélien. Le dernier face à face en date fut celui d’Annapolis, là encore sans réelle grande avancée. La promesse d’une paix fin 2009… seulement.

Promesse, processus, ce sont peut-être les 2 mots qui caractérisent cette zone de conflit. Mais c’est alors sans compter et en faisant abstraction des diverses pressions réalisées par les Etats-Unis en premier lieu avec la vente d’armes à Israël, l’influence de la Syrie et de l’Iran à travers le Hamas et la volonté de médiation de la Jordanie, voulant protéger les cours d’eau qui lui sont indispensables ! La révolte palestinienne peut paraître logique dans le sens où ses habitants se sont vus privés d’une partie de leur territoire mais Israël n’aurait-il pas le droit à un territoire ?

Les frontières définies avant la construction du « mur de protection » par Israël correspondait à une volonté mutuelle des citoyens issus des 2 parties, tant que les colonies israéliennes en territoire palestinien furent évacuées. La volonté expansionniste israélienne en a fait autrement, en renforçant ainsi le caractère extrémiste propre aux 2 parties.

La conférence d’Annapolis n’a pas été efficace par l’obstination à l’abstraction de 2 sujets. En effet, le conflit Israélo-palestinien ne sera réglé que si l’on y associe la Syrie, avec comme sujet le plateau du Golan, permettant ainsi de dialoguer et de convaincre le Hamas de stopper son action extrémiste et en se concentrant uniquement sur une politique durable et de paix réciproque avec Israël. Le deuxième objet qui doit être abordé absolument et qui est absent de chaque conférence de paix, même dans les médias, est la question de l’armement continu d’Israël par les Etats-Unis. Ces derniers ont en effet le droit de procéder ainsi mais cela ne doit pas se faire sur le même schéma actuel que la Syrie vis-à-vis du Hamas. Les Etats-Unis doivent ainsi être associé à tout processus, non pas en temps que médiateur, mais en tant que membre du conflit.

A écouter également : « La 1ère Intifada », 2000 ans d’Histoire, par Patrice Gélinet, France Inter, 2007/12/07

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La France contre Hassan Nasrallah au point de le faire assassiner ?

La nouvelle a été révélée par le Réseau Voltaire, réseau de presse non-aligné très controversé, sur leur site internet jeudi 30 Août. « La France conspire-t-elle pour assassiner Hassan Nasrallah » fait la Une de l’article. Il y est écrit que, lors d’une rencontre dans la riviera française et monégasque pendant la seconde semaine d’Août, des négociations à propos de l’avenir du Liban se sont tenus. L’ambassadeur de l’Arabie Saoudite à Beyrouth était présent ainsi que le conseiller national de sécurité saoudien, Saad Hariri et, chose plus étonnante, Ehud Olmert. Le Réseau Voltaire s’étonne d’ailleurs du refus de précision de la part de l’Elysée.

Concernant le fond, Voltairenet.org juge « difficile de savoir avec certitude le contenu exact de cette réunion. Cependant, de source diplomatique, on assure que Saad Hariri a demandé à Ehud Olmert de le débarrasser du Hezbollah et que le Premier ministre israélien lui a répondu que Tsahal ne pouvait faire le travail seul »1. L’ambassadeur d’Arabie Saoudite les aurait alors mis en garde contre une éventuelle implosion du pays du Cèdre si la mission réussissait.

Cette information reste sans écho dans le reste de la presse écrite, télévisé ou radiophonique ainsi que sur les différents sites d’informations… Info ou intox ? Pour l’instant aucune idée mais il faut noter que le site source de cette article est souvent contredit par le reste des médias…. A vous de juger !

Louis LEPIOUFLE

1 La France conspire-t-elle pour assassiner Hassan Nasrallah, 2007/08/30, Voltairenet.org

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