Il y a 20 ans avait lieu le premier Intifada. Ce 7 Décembre 1987, qui aurait pu croire qu’un simple accident routier entre israéliens et palestiniens allait donner lieu à un conflit qui n’est toujours pas résolu à ce jour ? En 6 ans, ce banal accrochage va contraindre Israël à la première négociation issu de l’Intifada. Celle-ci n’aboutira pas puisqu’en Novembre 1995, Yitzhak Rabin est assassiné, mettant fin au processus de paix entamé.
Les différentes conférences de paix, rapprochements internationaux réalisés par les Etats-Unis, l’Europe ou encore par les pays Arabes n’ont jamais finalisés une paix durable et cohérente entre les 2 pays. Il fut un temps où, sous l’égide de Yasser Arafat, le monde crut alors se diriger vers la fin d’une zone de conflit, il n’en était rien. Avec la mort du prix Nobel, de nombreux experts ont prédis un processus de paix rapide à mettre en place avec la volonté israélienne dictée par Ariel Sharon. Cette prédiction fut également avortée avec les problèmes de santé du président israélien. Le dernier face à face en date fut celui d’Annapolis, là encore sans réelle grande avancée. La promesse d’une paix fin 2009… seulement.
Promesse, processus, ce sont peut-être les 2 mots qui caractérisent cette zone de conflit. Mais c’est alors sans compter et en faisant abstraction des diverses pressions réalisées par les Etats-Unis en premier lieu avec la vente d’armes à Israël, l’influence de la Syrie et de l’Iran à travers le Hamas et la volonté de médiation de la Jordanie, voulant protéger les cours d’eau qui lui sont indispensables ! La révolte palestinienne peut paraître logique dans le sens où ses habitants se sont vus privés d’une partie de leur territoire mais Israël n’aurait-il pas le droit à un territoire ?
Les frontières définies avant la construction du « mur de protection » par Israël correspondait à une volonté mutuelle des citoyens issus des 2 parties, tant que les colonies israéliennes en territoire palestinien furent évacuées. La volonté expansionniste israélienne en a fait autrement, en renforçant ainsi le caractère extrémiste propre aux 2 parties.
La conférence d’Annapolis n’a pas été efficace par l’obstination à l’abstraction de 2 sujets. En effet, le conflit Israélo-palestinien ne sera réglé que si l’on y associe la Syrie, avec comme sujet le plateau du Golan, permettant ainsi de dialoguer et de convaincre le Hamas de stopper son action extrémiste et en se concentrant uniquement sur une politique durable et de paix réciproque avec Israël. Le deuxième objet qui doit être abordé absolument et qui est absent de chaque conférence de paix, même dans les médias, est la question de l’armement continu d’Israël par les Etats-Unis. Ces derniers ont en effet le droit de procéder ainsi mais cela ne doit pas se faire sur le même schéma actuel que la Syrie vis-à-vis du Hamas. Les Etats-Unis doivent ainsi être associé à tout processus, non pas en temps que médiateur, mais en tant que membre du conflit.
A écouter également : « La 1ère Intifada », 2000 ans d’Histoire, par Patrice Gélinet, France Inter, 2007/12/07

