Une Union humaine et commerciale, une libre circulation sur le long terme incluant des pays d’une même région, dispatché sur 3 continents avec des cultures différentes. Le projet est enthousiasment, plausible et rêveur, et pourrait être mis en œuvre dans les 10 prochaines années.
En s’appuyant sur l’Union Européenne, la construction de cette espace prendrait du temps mais resterait réalisable. Il n’en reste pas moins que cette Union Méditerranéenne est à haut risque, non pour le Maghreb ou l’Union Européenne mais bien plus pour le Moyen-Orient. En effet, en intégrant les pays, ou Union dans le cas de l’UE, bordant la Mer Méditerranée, on créerait un déséquilibre au sein d’une région déjà fragile.
Il ne s’agit pas ici d’aller contre le projet d’UM (Union Méditerranéenne) mais bien plus d’en accepter les bases et de repousser sa construction dans le temps. Commençons par la relation UE-Turquie qui doit en rester ainsi en terme géographique et se voir développer un partenariat privilégié à l’image d’un pays proche de l’Union Européenne mais ne possédant pas de poids politique en son sein, non par peur de l’autre mais bien plus pour des raisons d’ordre géographique.
Une fois cette relation privilégié aboutie, l’UE, appuyé par la communauté internationale, devra pousser à la mise en place d’une Union du Moyen-Orient allant de la Turquie au Bahreïn, en passant par l’Arabie Saoudite ou encore le Liban et la Syrie. Sur le long terme, cette union pourrait inclure le Yémen ou l’Irak, voir l’Iran. Les 2 premiers ont des échéances repoussées pour des problèmes de développement, le dernier pour des raisons de stabilité et de géographie régionale.
En créant cette UMO (Union du Moyen-Orient), on développe ainsi une union s’appuyant sur une même base culturelle, la culture arabe, à la différence de ce que l’on pourrait appeler culture « musulmane » qui n’est pas prise en compte ici. La base même, en terme politique, de cette union serait, comme l’a été l’UE à son origine avec la Communauté Européenne, la promotion de la paix et un libre marché intérieur permettant, sur le long terme, des accords géopolitiques sur l’eau bien entendu. Les États porteurs de cette union devrait être, au commencement, le Koweït, l’Arabie Saoudite, les Émirats Arabe Unis, le Qatar, la Jordanie ainsi que la Turquie. Cet ensemble de pays auraient en commun une Assemblée Parlementaire, un fond de développement et de promotion de la paix à destination première de leur propre communauté et secondement, mais non moins important, à l’ensemble de la région.
Une fois cet ensemble, que l’on pourrait qualifier d’ « États-Unis d’Arabie », créé, l’Union Méditerranéenne pourrait être lancée dans les années qui suivent, de manière beaucoup plus rapide et de fa4on plu cohérente.
L’Union Méditerranéenne doit rester un objectif final en soi mais doit être précédée par une Union du Moyen-Orient afin d’assurer un développement et une stabilité dans la région de la Mer Méditerranée.
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