Déjà 6 ans, déjà 2191 jours que la franco-colombienne Ingrid Bétancourt est pris en otage par les FARC…
Si ce n’est déjà fait, signez la pétition pour sa libération et celle de tous les autres otages.

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Déjà 6 ans, déjà 2191 jours que la franco-colombienne Ingrid Bétancourt est pris en otage par les FARC…
Si ce n’est déjà fait, signez la pétition pour sa libération et celle de tous les autres otages.

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Urgence, c’est le mot qu’il faut utiliser pour qualifier le Pakistan d’aujourd’hui. Urgence politique, urgence social, urgence électoral. Trois termes qui régissent aujourd’hui un pays pourtant puissant par ses denrées géologiques, par sa faune et sa flore mais également, et surtout, de part ses relations diplomatiques avec les pays du Moyen-Orient et de l’Asie centrale.
Au moment même ou une unité nationale, non pas entre les partis politiques, mais entre la population est nécessaire, le Président Pervez Musharraf provoque un esprit de rébellion au sein de ses citoyens en attribuant la mort de Benazir Bhutto à sa propre faute. En réagissant ainsi, Musharraf omet le combat de cette figure de la démocratie orientale, omet la volonté d’une femme et d’un peuple et omet enfin qu’un retour à une véritable démocratie est plus que nécessaire au Pakistan aujourd’hui.
Afin de remédier à ces conflits et à cette crise interne qui menace tous les pays de la région de part leurs fragilités, il est nécessaire que la communauté internationale intervienne auprès du gouvernement actuel. Cette intervention ne doit pas faire l’objet de sanction provenant du Conseil de Sécurité des Nations-Unis, il ne s’agit pas non plus de brandir la menace d’une intervention armée ou économique. Il s’agit ici de favoriser la coopération avec les forces de police afghane à la frontière mutuelle aux deux pays, la communauté internationale doit également avoir pour objectif et pour ambition la stabilité interne au Pakistan. Pour réaliser ce dernier, il est impératif que les élections se déroulent aux échéances électorales prévues par le gouvernement actuel, ces élections doivent être libres, démocratique et pluraliste, enfin, la pression internationale doit favoriser la participation des différents partis, et surtout de l’opposition aux élections à venir.
Vous l’avez sûrement remarqué… nuls vœux de nouvelle année sur ce blog. Peut-être parce que l’actualité de fin d’année 2007 et de début 2008 ne m’y encourage pas énormément !
En effet, entre une relance des violences entre la Turquie et les membres du PKK au Kurdistan et une guerre civile interethnique au Kenya, le pays le plus touristique d’Afrique… Notre planète ne s’est pas réveillé au 1er Janvier 2008 dans un monde très heureux !
Il y a bien sûr des bonnes nouvelles, les désignations internes aux camps démocrate et républicain aux USA qui déboucheront sur la fin de la dynastie Bush mais également à la fin de la culture war (culture de la guerre) engagé depuis la guerre du Vietnam. L’autre grande bonne nouvelle est l’annulation de l’édition 2008 du Dakar… Même si les fans sont déçu, cette 30ème édition devait s’annoncer comme les précédentes. Le bilan aurait fait comme chaque année état de plusieurs morts au sein des pilotes du rallye mais également, et surtout, de nombreux blessés mais également décès parmi les populations concernées par le passage du rallye. Le Paris-Dakar peut en effet être qualifié de relan de colonialisme : aucun impact économique pour les populations habitant le long du tracé, une destruction massive de la faune et de la flore de ces systèmes écologiques fragiles et en constant recul et enfin, une course qui ne profite qu’à de très faibles pilotes, bref une course individualiste au possible dont le passage en Afrique reflète la volonté d’une course à caractère tropical !
Mais cette année 2008 possède également des échéances électorales en France, les campagnes pour les municipales prennent activement vie avec des élections qui engendreront de véritable changement, aussi bien dans les grandes villes comme Rennes avec le socialiste Delaveau mais également dans les villes moyennes comme Loudéac par exemple avec un débat qui s’annonce fort intéressant entre plusieurs listes (Robert Rault, Patrick Grimault, Gérard Huet ?) qui auront des visions opposées à l’extrême sur l’avenir de leur cité !
Mais des échéances s’engage également à l’international comme, par exemple, en Géorgie dans les prochains jours avec un recours possible pour Sakachvili, une élection qui sera bien sûr extrêmement suivi par les Etats-Unis, l’Union Européenne et la Russie mais qui s’annonce également fortement non-démocratique (Emission Face à face du 4 Janvier sur France 24), aussi bien parmi les opposants que parmi les détenteurs actuels du pouvoir !
2008 s’annonce donc riche en émotion, mais également en conflits dont il faut bien sûr espérer une résolution pacifique pour chacun d’entre eux. On peut donc souhaiter à la France et l’Union Européenne de s’affirmer sur le plan international pour ces différentes résolutions pacifiques de conflits.
J’allais oublié… Bonne Année à tous !
Alors que Al Qaïda dément être à l’origine de la mort de Benazir Bhutto, le Pakistan s’enfonce chaque jour un peu plus dans le chaos. Interviewé il y a quelques semaines par la chaîne d’information France 24, elle mettait en avant son désir de rendre le Pakistan à ses habitants, de chasser l’actuel président Pervez Musharraf.
Fille de l’ancien président puis premier ministre Zulfikar Alî Bhutto, elle est la première femme élue démocratiquement dans un pays musulman. Célèbre de part sa famille, elle l’est également et surtout de part son engagement au sein du Parti du Peuple Pakistanais, rattaché à l’Internationale Socialiste, et pour le peuple pakistanais. Amnistiée cet été à la suite de négociations entre Pervez Musharraf, Benazir Bhutto et Nazir Sharif concernant toutes les affaires judiciaires dont ils étaient les cibles, et également pour toutes les affaires de corruption qui les avaient amener à s’exiler.
Après un retour en puissance et une position de favorite pour les élections législatives du 8 Janvier 2008, Benazir Bhutto n’a pu faire face à son triste sort. Cet attentat suicide qui l’a visé montre le désordre et la volonté de ne pas rétablir de réelle démocratie dans ce pays majeur d’Asie Centrale. Alors qu’Islamabad accuse Al Qaïda, le pays entre dans un chaos le plus total, le Président odonnant la fermetures des banques, écoles et commerces et les paramilitaires recevant l’ordre de tirer à vue sur les manifestants pro-Bhutto… Le gouvernement de Pervez Musharraf se doit de rétablir l’ordre tout en respectant un esprit de neutralité et de pacifisation du pays. Les élections législatives à venir le 8 Janvier prochain ne pourront être maintenu que si ces objectifs sont atteints, et il faut naturellement qu’ils le soient puisqu’un report entraînerait immanquablement une guerre civile dans une région où le désordre est d’ores et déjà omniprésent.
La disparition du symbole pakistanais de la défense des citoyens et de l’absence de guerre pourrait bien entraînée un chaos pouvant aller jusqu’à la guerre civile.
Il y a 20 ans avait lieu le premier Intifada. Ce 7 Décembre 1987, qui aurait pu croire qu’un simple accident routier entre israéliens et palestiniens allait donner lieu à un conflit qui n’est toujours pas résolu à ce jour ? En 6 ans, ce banal accrochage va contraindre Israël à la première négociation issu de l’Intifada. Celle-ci n’aboutira pas puisqu’en Novembre 1995, Yitzhak Rabin est assassiné, mettant fin au processus de paix entamé.
Les différentes conférences de paix, rapprochements internationaux réalisés par les Etats-Unis, l’Europe ou encore par les pays Arabes n’ont jamais finalisés une paix durable et cohérente entre les 2 pays. Il fut un temps où, sous l’égide de Yasser Arafat, le monde crut alors se diriger vers la fin d’une zone de conflit, il n’en était rien. Avec la mort du prix Nobel, de nombreux experts ont prédis un processus de paix rapide à mettre en place avec la volonté israélienne dictée par Ariel Sharon. Cette prédiction fut également avortée avec les problèmes de santé du président israélien. Le dernier face à face en date fut celui d’Annapolis, là encore sans réelle grande avancée. La promesse d’une paix fin 2009… seulement.
Promesse, processus, ce sont peut-être les 2 mots qui caractérisent cette zone de conflit. Mais c’est alors sans compter et en faisant abstraction des diverses pressions réalisées par les Etats-Unis en premier lieu avec la vente d’armes à Israël, l’influence de la Syrie et de l’Iran à travers le Hamas et la volonté de médiation de la Jordanie, voulant protéger les cours d’eau qui lui sont indispensables ! La révolte palestinienne peut paraître logique dans le sens où ses habitants se sont vus privés d’une partie de leur territoire mais Israël n’aurait-il pas le droit à un territoire ?
Les frontières définies avant la construction du « mur de protection » par Israël correspondait à une volonté mutuelle des citoyens issus des 2 parties, tant que les colonies israéliennes en territoire palestinien furent évacuées. La volonté expansionniste israélienne en a fait autrement, en renforçant ainsi le caractère extrémiste propre aux 2 parties.
La conférence d’Annapolis n’a pas été efficace par l’obstination à l’abstraction de 2 sujets. En effet, le conflit Israélo-palestinien ne sera réglé que si l’on y associe la Syrie, avec comme sujet le plateau du Golan, permettant ainsi de dialoguer et de convaincre le Hamas de stopper son action extrémiste et en se concentrant uniquement sur une politique durable et de paix réciproque avec Israël. Le deuxième objet qui doit être abordé absolument et qui est absent de chaque conférence de paix, même dans les médias, est la question de l’armement continu d’Israël par les Etats-Unis. Ces derniers ont en effet le droit de procéder ainsi mais cela ne doit pas se faire sur le même schéma actuel que la Syrie vis-à-vis du Hamas. Les Etats-Unis doivent ainsi être associé à tout processus, non pas en temps que médiateur, mais en tant que membre du conflit.
A écouter également : « La 1ère Intifada », 2000 ans d’Histoire, par Patrice Gélinet, France Inter, 2007/12/07